Nous, les pionniers, les bâtisseurs, ...

La devise du Grand Chapitre Général de France "SEMPER VIVAT" est notre unique ambition. Nous l’avons réactivé une première fois en janvier 1994. Nous l’avons réactivé une seconde fois en Octobre 2006. Et si nous l’avons laissé échapper la première fois à notre contrôle, nous avons la ferme intention, cette fois-ci, de présider à ses destinées sans ingérence d’aucune sorte.

En 1784, il a été fondé de façon indépendante par des Frères qui ont ainsi pallié à l’échec de la Chambre des Grades, du Grand Orient de France, laquelle n’avait pas réussi à se mettre d’accord sur la forme à donner aux rituels destinés à illustrer les échelons futurs du parcours initiatique au-delà de la Maîtrise.

En 1786 il a été agrégé par le Grand Orient qui l’a aussitôt rebaptisé « Chapitre Métropolitain ». Et l’a laissé disparaître un demi siècle plus tard au profit du Rite Ecossais Ancien Accepté.

En janvier 1994, des Frères de Paris et du S.E. de la France entreprirent de le réactiver sous son intitulé d’origine « Grand Chapitre Général de France ». Et ce, au vu et au su de tout le monde, mais de façon de nouveau totalement indépendante de toute obédience, car le Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France faisait la sourde oreille à nos requêtes en obtention de patente du Rite.

Requêtes demandées pour la forme - tant il est vrai pour certains Frères que sans l’obtention d’une patente ils ont le sentiment de n’avoir pas le droit de faire usage d’un rite - alors que les refondateurs du Grand Chapitre Général de France, à commencer par les Frères du chapitre parisien Roëttiers de Montaleau, pouvaient s’en passer, car ils avaient reçu, eux, la transmission du Rite, des mains de Frères qui l’avaient eux-mêmes obtenu, par voies successives, des Frères hollandais membres du Chapitre « De Roos » (à qui l’on doit le mérite d’avoir perpétué l’usage du Rite depuis l’époque de l’occupation de leur territoire par les armées napoléoniennes).

L’indépendance du Grand Chapitre Général de France, cette fois-ci encore, ne dura guère plus de deux années, puisqu’en mars 1996, le Grand Collège des Rites fit main basse sur ses structures, suite à quoi le Rite Ecossais Ancien Accepté reprit le devant de la scène.

Pas pour très longtemps non plus, l’année 1998, puis l’année 1999 constituant les années de préparation, puis de constitution du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France.

Pour la seconde fois de son Histoire, le grand Chapitre Général de France perdait son intitulé, ce qui, tout bien pesé, fut une bonne chose, si l’on veut considérer qu’il s’identifiait totalement au Rite Français, et que cette identification ne se justifie plus de nos jours, compte tenu de l’évolution contestable que connaît depuis quelques années la pratique de ce rite, à telle enseigne qu’il serait préférable, pour s’y reconnaître, de numéroter les nombreuses versions qui en existent ou de les affubler d‘un adjectif qualificatif.

Pour notre part, nous avons choisi de revenir à son identité première.

Cette décision s’explique par le souci de retrouver les racines du Rite, pour conserver ses traditions, pour pratiquer ses rituels d’origine, pour cultiver l’esprit de ses concepteurs.

En octobre 2006, nous avons donc redonné son indépendance au Grand Chapitre Général de France. Après Roëttiers de Montaleau, son principal fondateur en 1784, nous sommes donc depuis 1994 les artisans de sa refondation et, aujourd’hui, les acteurs de sa réactivation dans ses habits du XVIIIème siècle.

Pionniers hier, bâtisseurs aujourd’hui, tel fut, tel est notre rôle historique dans la résurgence du rite le plus communément pratiqué dans notre sphère maçonnique.

A ce titre, nous avons le devoir de préserver ce que nous avons créé, recréé, et que nous développerons dans le futur, car nous avons encore beaucoup à apporter pour l’enrichissement des structures de notre rite, et pour faire évoluer la juridiction « Grand Chapitre Général de France »

Tel est notre sacerdoce, même si nous ne sommes pas les serviteurs d’un culte, nous avons le culte de la tradition, ce qui n’obère en rien notre réflexion sur le progrès, sur l’avenir. A condition de ne pas mélanger les genres : rituels et travaux de réflexion en loge, pavé mosaïque et tréteaux politiques, ambition personnelle et intérêt du plus grand nombre.

est impossible de remonter l’horloge de l’Histoire, en dehors de celle, l’Histoire, que nous avons commencé à écrire le 4 septembre 1993 lorsque nous avons créé le Chapitre Roëttiers de Montaleau.

Au Grand Chapitre Général de France nous voulons construire un monde meilleur, loin des contingences obédientielles, et des conflits de personnes dans lesquels se réalisent ceux pour qui le besoin de pouvoir est la seule nourriture spirituelle, à défaut de respect des individus, de respect des règles établies, de respect des traditions et de l’héritage laissé par nos illustres aînés.

Nous n’avons pas l’habitude de travestir l’Histoire, et de nous accommoder à notre aise des dates qui la jalonnent pour mettre en valeur nos éventuels mérites. Pour nous, l’Histoire contemporaine de la réactivation des hauts grades du Rite Moderne commence, nous l’avons déjà dit, avec l’allumage des feux du Souverain Chapitre Roëttiers de Montaleau, le 4 septembre 1993, car c’est à partir de cette date que les évènements s’enchaînent les uns après les autres.

N’en déplaise à ceux qui n’ont joué aucun rôle les premières années et qui, par conséquent n’ont pris aucun risque, mais qui veulent faire démarrer cette Histoire de préférence en 1998-1999, au moment où on les voit timidement apparaître entre les alinéas du Règlement Général, c’est-à-dire quelques respirations à peine avant qu’ils n’en fassent une interprétation intempestive pour asseoir pleinement et définitivement leur autorité.

Au Grand Chapitre Général de France nous avons la conviction qu’une juridiction de hauts grades n’a pas à se substituer aux obédiences dont elle est issue pour s’arroger ses prérogatives, que ce soit en matière d’extériorisation, ou dans le domaine de la promotion des concepts humanistes et socio- politiques.

Au Grand Chapitre Général de France nous sommes fermement opposés à une politisation inopportune et incongrue de son objet originel, de sa vocation première. Cette déviance est totalement contraire à l’éthique maçonnique de nos membres, qui ne peuvent pas, au surplus, l’accepter en tant que refondateurs de ce Grand Chapitre Général.

Mais, si nous sommes les refondateurs, donc les pionniers, de ce Grand Chapitre Général de France contemporain, nous en sommes aussi les nouveaux bâtisseurs qui créent et ajoutent de nouveaux outils de fonctionnement, pour faire rayonner notre rite le plus largement possible jusqu’au-delà de nos frontières, pour faire découvrir toute sa richesse symbolique et philosophique, pour réunir dans un même lieu, au même moment, dans une action commune, tous ceux, toutes celles qui veulent partager ensemble un élan fraternel et dont le motif de rassemblement est tout simplement le Rite Moderne dans toute sa dimension.

Pour conclure, il nous faut avouer notre désarroi face aux orientations que certains dirigeants s’efforcent de donner à ce que eux appellent le Rite Français, et qu’il nous est impossible quant à nous d’identifier encore sous ce vocable incertain faute d’avoir en notre possession un inventaire de ses nombreuses versions.

Et pourtant, nous nous retrouvions nombreux sous cette appellation au tout début de la réactivation des différents Ordres de ce rite. Hélas! une poignée de pourfendeurs de la tradition l'ont perverti. Ce rite est devenu dans leurs mains un outil de pouvoir et d’influence. Que reste-t-il de son authenticité, et de son contenu initiatique ?

Ce que ces hommes en ont fait, c’est-à-dire un autre rite.

L’Histoire du Grand Chapitre Général de France est tristement faite de heurts et de malheurs. Ils sont le malheur que personne n’a vu venir, et le heurt que l’autorité de tutelle a préféré contourner. Il y avait donc urgence à prendre des initiatives pour la sauvegarde de l’avenir des ateliers qui activent les hauts grades du Rite Moderne, et offrir à tous ceux qui le souhaitent un havre de fraternité et d’authenticité que seul le Grand Chapitre Général de France, fidèle à la tradition et au respect des textes en vigueur était, et est en mesure de leur proposer. Avec la garantie que ses dirigeants n’ont jamais démérité, ni failli à leurs engagements, car ils n’ont toujours eu pour seul souci que l’avenir de leur rite, et le bien-être de ceux qui veulent le découvrir sans exclusive d’aucune sorte, et sans menace de bannissement en cas de .désaccord.

Au Grand Chapitre Général de France, que tous les Frères et les soeurs qui sont en mal de vérité et en recherche d’authenticité, soient assurés de la vigilance que les responsables de cette association s’efforceront de maintenir avec la plus grande attention la qualité du recrutement.

Pour ceux qui aiment les « détails » de l’Histoire

Le GRAND CHAPITRE GENERAL de France est la première juridiction indépendante de hauts grades instituée en France le 2 février 1784, avant d’être récupérée par le Grand Orient de France et agrégée en son sein sur décision du Convent du 17 février 1786.

Les premières décennies qui suivirent sa création virent l’apparition d’une floraison de chapitres dont certains comptèrent jusqu’à plus de 200 membres.

Mais la codification en 1804 du Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA) et son implantation rapide dans l’hexagone, favorisée par l’attrait de ses grades redondants au parcours plus valorisant, en apparence, amenèrent les ateliers de hauts grades du Rite Français vers une disparition quasi-totale dès la moitié du XIXème siècle. Le REAA se trouva donc en position pour devenir, et le rester plus d’un siècle et demie durant, le seul débouché pour les Maîtres maçons désireux de poursuivre leur itinéraire initiatique dans des ateliers de perfectionnement.

Il fallut attendre la fin du XX ème siècle pour voir ressurgir timidement quelques chapitres de Rite Français épars ci et là dans la France métropolitaine.

Tout d’abord à Paris, avec la création par René GUILY du Chapitre « Jean -Théophile Desaguliers » , puis « La Chaîne d’Union » ( à recrutement pluri- obédientiel) fondé par Roger Dalmeras.

Suivirent, dans le Sud Est de la France les chapitres « Provence Fidélité », « Gnothi Seauton », «Pax et Caritas » « Lou Calen » et « Paracelse » à Nice .

Ces chapitres étaient indépendants, et qualifiés de « sauvages » par les hiérarques du GCDR qui ne supportaient pas de les voir échapper à leur autorité mais qui, par ailleurs, ne voulaient surtout pas les reconnaître, le Rite Français étant déclaré persona non grata à l’entrée dans leur organisation.

Le Grand Orient de France possédait pourtant une structure - qui avait pour nom « Grand Collège des Rites » (GCDR, ci-dessus en abrégé) - destinée à gérer les ateliers de hauts grades de tous les rites pratiqués alors par ses loges bleues (Rite Français, Rite Ecossais Rectifié, Rite Ecossais Ancien et Accepté).en application des dispositions contenues dans une Convention datée du 13 janvier 1946

Cette Convention ne fut jamais respectée quant à son objet, et le Grand Collège des Rites devint rapidement le fief du REAA qui se l’appropria purement et simplement, jusqu’à y imposer son propre Règlement Général, son mode de fonctionnement, sa hiérarchie, afin de n’offrir aux Maîtres issus des Loges du Grand Orient de France qu’une seule voie d’accès à des ateliers supérieurs, celle du REAA.

Il y avait là une indécence qu’il fallait corriger, car elle obligeait tous les Frères, qui aspiraient à parfaire leurs connaissances maçonniques dans leur rite d’origine,(80% des loges du GODF ont le Rite Français pour rite de base), à demander leur admission dans des ateliers de perfectionnement du REAA, aucune autre alternative ne leur étant offerte par le pseudo Grand Collège des Rites.

Bien que cautionnée de tous temps par le Conseil de l’Ordre, cette situation pour le moins anachronique et inégalitaire, ne pouvait perdurer plus longtemps. Il devenait urgent de dénoncer publiquement, haut et fort, l’aberration de cette situation.

C’est-ce que fit le Frère Jacques Lap.°., fondateur le 4 Septembre 1993 du Souverain Chapitre Roëttiers de Montaleau , - premier chapitre à activer les quatre Ordres du Rite Français dans la mouvance parisienne du Grand Orient de France, après plus d’un siècle et demie d’absence totale d’ateliers activant les hauts grades de ce rite au sein de cette obédience - en proposant à l’autorité de tutelle, le Conseil de l’Ordre, de confier en exclusivité au Grand Chapitre Général de France, la patente des hauts grades du Rite Français, jusque là dans les mains de la hiérarchie du REAA-GCDR.

Le Grand Chapitre Général de France venait d’être réactivé à cet effet, le 15 janvier 1994, vallée de Nice (plus exactement au temple de Cagnes sur Mer) par quatre chapitres indépendants : GNOTHI SEAUTON, PAX et CARITAS, PARACELSE et ROËTTIERS de MONTALEAU..

Le Conseil de l’Ordre, comme il fallait s’y attendre, ne donna pas suite aux multiples requêtes du Frère Lap.°., trop soucieux qu’il était de ménager la bienveillance à son égard du Suprême Conseil du REAA-GCDR .

Et pourtant, on le sait déjà, le Grand Collège des Rites avait vocation à être un véritable temple des rites, plutôt que la forteresse du REAA.

Mais pour que cela devienne réalité, encore eut-il fallu une réelle volonté dudit Conseil de l’Ordre de faire appliquer stricto sensu la Convention du 13 janvier 1946, sur laquelle s’appuyait, pour fonder ses requêtes, le Frère Lap.°. et les quelques rares courageux décidés, avec lui, à affronter les responsables du Grand Collège des Rites.

Lesquels, dans un premier temps, affichèrent leur plus grand mépris, considérant peut-être qu’il y avait une audace insolente pour un homme quasiment seul de s’attaquer à la forteresse réputée inexpugnable que représentait le Grand Collège des Rites. Peut-être pensaient-il aussi que l’entourage de ce Frère, (composé malheureusement en grande partie de Frères très avancés dans leur parcours au sein du REAA (30, 31et 32ème), mais impatients d’obtenir le 33ème grade de ce rite), serait facile à circonvenir, l’obtention de ce fameux et tant désiré 33ème grade représentant une carotte dont il pouvait toujours être bon de se servir le moment venu.

Mais l’insolente détermination du F.°. Lap.°., ajoutée à l’inquiétude croissante du Conseil de l’Ordre devant l‘intérêt légitime que suscitait la possibilité nouvelle qui était maintenant offerte aux Frères initiés dans leurs loges au Rite Français, de poursuivre leur parcours initiatique dans leur rite d’origine, au sein d’ateliers activant des grades postérieurs à la Maîtrise, amenèrent le Suprême Conseil, organe directeur omnipotent du GCDR, à considérer qu’il y avait peut-être urgence à récupérer au sein de leur structure ce Grand Chapitre Général grandissant, qui échappait à leur contrôle, et qui finirait si l’on n’y prenait garde, par leur faire ombre, voir concurrence.

Surtout qu’au chapitre Röettiers de Montaleau, à raison d’une à deux messes par mois, on organisait moult baptêmes de Frères - dont beaucoup choisirent plus tard la religion de l’hypocrisie, il ne manqua pas alors de traîtres et de renégats pour se disputer le devant de la scène - aux fins de créer les chapitres TOLERANCE, TRADITION et AVENIR, et LES DEMOCRATES.

Deux années s’écoulèrent pendant lesquelles, le Conseil de l’Ordre s’accommoda de l’existence dans ses murs du chapitre Röettiers de Montaleau, et de la réactivation du Grand Chapitre Général de France. Mais le GCDR ne pouvait laisser ce dernier se développer en échappant totalement à son contrôle.

C’est ainsi qu’en mars 1996, le Grand Chapitre Général de France passa sous la tutelle du Grand Collège des Rites, et sous l’autorité du Suprême Conseil, qui plaça aussitôt des membres de ce conseil à la tête des trois organes directeurs du Grand Chapitre Général (Chambre administrative, Chambre du Rite, Chambre des Grades).

Ce même jour, le Grand Commandeur du REAA, président du Suprême Conseil de ce rite et, par voie de conséquence, président du GCDR, remit des patentes du Rite Français à 16 Chapitres.

Il ne faut pas chercher la légitimité dans un tel geste, car il n’y en a pas. Seule l’incongruité de l’initiative est à retenir, car il y a incongruité à ce qu’un Ecossais , à peine converti de la veille au Rite Français, s’octroie le droit et la légitimité de délivrer des certificats de baptême à des frères considérés hier comme des mécréants.

Le nouvel attelage ne fonctionna guère plus de deux ans, à l’issue desquels le Conseil de l’Ordre, sur l’initiative du F.°. Alain BAUER, alors Conseiller du Grand Maître Philippe GUGLIELMI, décida en 1998 la création d’une Commission de Conciliation, composée des représentants du Grand Chapitre Général de France, du Grand Chapitre Général de Rite Français, mouvement dissident créé par l’ancien Grand Maître Paul GOURDOT - lequel refusa de s’aligner sur la doctrine du Grand Chapitre Général de France, concernant la pratique traditionnelle du Rite. Il faut ajouter une tierce composante, le Souverain Chapitre ROETTIERS de MONTALEAU, représenté par son président le F.°. Jacques Lap.°..

Un an plus tard, ce tiercé, Grand Chapitre Général de France, Grand Chapitre Général de Rite Français, et Souverain Chapitre Röettiers de Montaleau, fut signataire d’un protocole d’accord qui préluda à la création du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France.

Ce nouveau porte-avions décida de son premier carénage à La Rochelle, et sa première décision fut l’expérimentation de sa catapulte. En fit les frais de façon spectaculaire le président du Grand Chapitre Général.

Le pont d’envol balayé, les chapitres purent décoller vers leurs orients respectifs en arborant leur nouvelle cocarde GRAND CHAPITRE GENERAL DU GRAND ORIENT DE FRANCE.

En principe cette cocarde est le symbole de la Démocratie, de l’Egalité, de la Fraternité et des trois vertus théologales : Foi, Espérance et Charité.

Si, en Maçonnerie, le pêché le plus répandu est l’utopie, la religion qui devrait comporter le plus d’adeptes est la Fraternité. Force est de constater que, dans cette religion, il n’y a pas beaucoup de saints. Mais beaucoup d’infidèles.

Les Frères refondateurs du Grand Chapitre Général de France ont cru en l’avenir de la juridiction grand orientale. Pas longtemps, il est vrai, car très vite ils prirent conscience que leurs espoirs seraient amplement déçus, la direction de cette juridiction s’étant rapidement emparée du système qui la fait naître, pour y imposer une autocratie aux initiatives et aux méthodes difficilement admissibles.

En tous cas inadmissibles pour les membres du Grand Chapitre Général de France pour qui il ne fut pas question un seul instant de cautionner ces initiatives, pas plus que les orientations proposées aux chapitres pour mener leurs réflexions en loge.

A chacun sa vision de la pratique du rite : Rite Français pour eux, Rite Moderne pour nous. Et quand il y a quantité de désaccords multiples et profonds, tant sur le mode de fonctionnement que sur les options choisies, mieux vaut alors se séparer et rester chacun chez soi.

Le chez soi, pour nous c’est le Grand Chapitre Général de France.

Abandonné par le Grand Orient de France une première fois en 1786 au profit du Chapitre Métropolitain, laissé libre dans nos mains de 1994 à 1996, abandonné de nouveau en 1999 pour donner naissance au Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, nous le récupérons une seconde fois en octobre 2006 pour lui redonner vie, force et vigueur, densité et phosphorescence.

Son organisation s’inspire très largement des Statuts et du Règlement Général rédigés par Roëttiers de Montaleau en 1784.

Les rituels en usage aux quatre Ordres sont également de la même année et du même auteur

Tradition et Démocratie, Respect des autres et Liberté Absolue de Conscience, sont les maîtres mots qui inspirent et guident les Frères du Grand Chapitre Général de France dans leur démarche vers la quête du savoir, leur perfectionnement individuel, et leur réflexion sur le devenir de l’homme.